
Indication
Les techniques de relevage d’une victime à trois secouristes porteurs sont réalisées si la corpulence de la victime le permet. Une quatrième personne peut être utilisée pour faire glisser le brancard sous la victime lorsque cela est nécessaire.
Justification
Ces techniques, très couramment utilisées, permettent d’installer une victime sur un brancard.
Matériel
Un dispositif de relevage ou de brancardage préalablement préparé. L’ensemble de ce dispositif sera nommé « brancard » dans la suite de la fiche.
Réalisation
Pont néerlandais à trois porteurs
La mise en œuvre de cette technique nécessite trois intervenants :
- un secouriste, placé en pont, au-dessus de la tête de la victime (secouriste 1) ; C’est ce secouriste qui guide et commande l’ensemble de la manœuvre.
- un secouriste, placé en pont, au-dessus des pieds la victime (secouriste 2) ;
- un secouriste, placé en pont, au-dessus de la victime, entre les deux autres (secouriste 3).
Préalablement à la manœuvre de relevage :
- disposer le brancard le long du corps de la victime et s’il a des roulettes, les bloquer.
Initialement :
- ramener les avant-bras de la victime sur son tronc.
Puis :
- les secouristes 1 et 2 doivent :
- se faire face ; o
- rendre position respectivement au niveau de la tête et des pieds de la victime ;
- placer le pied côté brancard à l’intérieur des poignées situées contre la victime de manière à les bloquer.
- le secouriste 3 doit :
- s’appuyer sur l’épaule du secouriste 1 ;
- enjamber la victime et poser son pied sur le milieu de la hampe extérieure, sous le drap.
- le secouriste 1 doit :
- glisser une main sous la nuque de la victime et l’autre sous ses omoplates ;
- le secouriste 2 doit :
- saisir les chevilles de la victime.
- le secouriste 3 doit :
- engager ses mains sous la taille de la victime ;
- saisir les parties latérales de la ceinture ou du pantalon, si elles sont solides.
Secouriste 1 : « Êtes-vous prêts ? »
Secouristes 2 et 3 : « Prêts ! »
Secouriste 1 : « Attention pour lever… Levez ! »
- les secouristes doivent :
- se relever en gardant le dos plat ;
- soulever la victime ;
- déplacer latéralement la victime jusqu’au brancard ;
- le secouriste 1 doit :
- ordonner de poser la victime sur le brancard, en fin de déplacement.
Les secouristes doivent :
- poser la victime doucement sur le brancard ;
- se dégager successivement de la victime, sans la heurter.
Pont simple
La mise en œuvre de cette technique nécessite trois porteurs et un aide :
- un secouriste, placé en pont, au-dessus de la tête de la victime (secouriste 1) ; C’est ce secouriste qui guide et commande l’ensemble de la manœuvre.
- un secouriste, placé en pont, au-dessus des pieds la victime (secouriste 2) ;
- un secouriste, placé en pont, au-dessus de la victime, entre les deux autres (secouriste 3).
Préalablement à la manœuvre de relevage :
- disposer le brancard dans l’axe de la victime, si possible au niveau des pieds ; Un aide assurera son glissement sous la victime au commandement.
Initialement :
- ramener les avant-bras de la victime sur son tronc.
Puis :
- le secouriste 1 doit :
- se placer à la tête de la victime, jambes suffisamment écartées.
- les secouristes 2 et 3 doivent :
- se placer face au secouriste 1, en pont au-dessus de la victime, jambes suffisamment écartées et pieds légèrement décalés, respectivement au niveau des pieds et du bassin ;
- s’accroupir en gardant le dos plat.
- le secouriste 1 doit :
- glisser une main sous la nuque de la victime et l’autre sous ses omoplates.
- le secouriste 2 doit :
- saisir les chevilles de la victime.
- le secouriste 3 doit :
- engager ses mains sous la taille de la victime ;
- saisir les parties latérales de la ceinture ou du pantalon, si elles sont solides.
Secouriste 1 : « Êtes-vous prêts ? »
Secouristes 2 et 3 : « Prêts ! »
Secouriste 1 : « Attention pour lever… Levez ! »
Les secouristes doivent alors :
- se relever en gardant le dos plat ;
- soulever la victime pour permettre le passage du brancard.
Secouriste 1 : « Envoyez le brancard ! »
- l’aide doit alors :
- glisser le brancard entre les jambes des secouristes, sous la victime.
- le secouriste 1 doit :
- commander l’arrêt du brancard lorsque celui-ci est arrivé sous la tête de la victime.
Une fois que le brancard est en place :
Secouriste 1 : « Posez ! »
Les secouristes doivent alors :
- poser doucement la victime sur le brancard ;
- se dégager successivement de la victime, sans la heurter.
Transfert par la technique dite de la « cuillère »
Cette technique permet de transférer une victime du lit au brancard ou du brancard au lit. Elle est contre indiquée si la victime est suspecte d’une atteinte du rachis ou présente des lésions traumatiques.
La mise en œuvre de cette technique nécessite trois intervenants qui se placent sur le côté du lit, respectivement à la hauteur :
- des épaules de la victime (secouriste 1) ; C’est ce secouriste qui guide et commande l’ensemble de la manœuvre.
- des hanches de la victime (secouriste 2) ;
- des genoux de la victime (secouriste 3).
Préalablement à la manœuvre de relevage :
- disposer le brancard perpendiculairement au niveau du pied du lit, si c’est possible. Si le brancard est équipé de pieds, les secouristes les déploient pour mettre le brancard à hauteur et bloquent les roues.
Puis :
- le secouriste 1 doit :
- soutenir d’un bras l’ensemble tête-nuque ;
- s’appuyer de sa main sur l’omoplate opposée ;
- soutenir le haut du thorax, de l’autre main.
- le secouriste 2 doit :
- placer un avant-bras sous la taille de la victime ;
- placer l’autre avant-bras sous le haut des cuisses de la victime.
- le secouriste 3 doit :
- placer un avant-bras sous le haut des jambes ;
- placer l’autre avant-bras sous les chevilles.
Secouriste 1 : « Êtes-vous prêts ? »
Secouristes 2 et 3 : « Prêts ! »
Secouriste 1 : « Attention pour lever… Levez ! »
Les secouristes doivent alors soulever la victime.
Secouriste 1 : « Plaquez ! »
Les secouristes doivent alors plaquer la victime contre eux tout en se penchant légèrement en arrière pour équilibrer la charge.
Secouriste 1 : « Debout ! »
Les secouristes doivent alors :
- se lever ;
- se reculer ensuite ;
- s’approcher du brancard et s’arrêter le long de celui-ci.
Secouriste 1 : « Arrêtez ! Posez ! »
Les secouristes doivent alors :
- rabattre délicatement la victime ;
- poser la victime d’un bloc sur le brancard.
Cette technique, difficile à réaliser, est facilitée par l’utilisation d’un portoir souple
Risques & Contraintes
Tout risque de chute de la victime est évité si la technique est correctement choisie et exécutée. Le respect des règles de manutention évite au secouriste de se blesser pendant la manœuvre.
Évaluation
Le transfert de la victime sur le brancard doit être doux, sans à-coup et le moins traumatisant possible. À l’issue de la manœuvre, la victime se trouve en position correcte sur le brancard.
Indication
Cette technique est indiquée dès lors que la victime est en position latérale de sécurité, en position assise ou demi-assise, à plat dos, cuisses fléchies.
Justification
Cette technique permet de réaliser le relevage d’une victime en position d’attente.
Matériel
Matériel de relevage et brancardage préalablement préparé, adapté à recevoir une victime et à la garder dans la position choisie.
Réalisation
Victime en position latérale de sécurité
Cette technique est réalisée à quatre secouristes.
Le secouriste de tête maintient la tête de la victime en position latéro-latérale.
Le secouriste situé au niveau des pieds, dès que les autres secouristes maintiennent la victime, ramène le membre inférieur fléchi sur l’autre et saisit les chevilles ensemble.
La position finale obtenue est si possible maintenue à l’aide d’un matelas immobilisateur à dépression.
Victime à plat dos, cuisses fléchies
Deux ou trois secouristes soulèvent la moitié supérieure du corps selon une méthode en pont.
Les membres inférieurs sont saisis au niveau des genoux par le secouriste placé aux pieds de la victime.
Victime en position demi-assise
La partie supérieure du corps est soutenue par le secouriste de tête qui glisse ses avant-bras sous les aisselles de la victime. Il peut éventuellement saisir les poignets opposés ou la ceinture de la victime.
La position des autres secouristes ne diffère pas des règles générales du relevage.
Les matériels de calage sont transférés du sol sur le brancard après la dépose de la victime sur le brancard si ce dernier n’est pas équipé de dispositif permettant le maintien de cette position.
Victime en position assise – Transfert sur une chaise de transport
L’installation d’une victime sur une chaise de transport rend plus facile son brancardage, notamment si l’équipe doit emprunter des escaliers ou un ascenseur.
Pour être possible, il est indispensable que la victime puisse tenir la position assise et que la position assise ne soit pas contre-indiquée.
Sa mise en œuvre nécessite trois intervenants :
- un secouriste, chargé de maintenir la chaise de transport (secouriste 1) ;
- deux secouristes, placés devant et derrière la victime (secouristes 2 et 3).
Initialement :
- le secouriste 1 doit :
- placer, sur le côté de la victime, la chaise de transport préalablement préparée ;
- le secouriste 2 doit :
- croiser les bras de la victime sur sa poitrine ;
- se placer derrière la victime puis glisser ses avant-bras sous les aisselles et saisir les poignets opposés.
- le secouriste 3 doit :
- se placer face à la victime, légèrement accroupie, un pied décalé vers la chaise de transport ;
- saisir les genoux de la victime en glissant ses avant-bras dessous.
Secouriste 2 : « Êtes-vous prêts ? »
Secouristes 1 et 3 : « Prêts ! »
Secouriste 2 : « Attention pour lever… Levez ! »
- les secouristes 2 et 3 doivent :
- se relever en gardant le dos plat ;
- oulever la victime et la déplacer latéralement au-dessus de la chaise de transport ;
- poser la victime doucement sur la chaise.
- le secouriste 1 doit :
- aider à la réception de la victime.
- envelopper la victime avec le drap ;
- recouvrir la victime, éventuellement, d’une couverture ;
- arrimer la victime avant de la transporter.
Risques & Contraintes
Tout risque de chute de la victime lors de son relevage est évité si la technique est correctement choisie et réalisée.
Évaluation
La position d’attente choisie doit être maintenue au cours du relevage pour éviter une aggravation de l’état de la victime.
Indication
La mise en place d’une alèse portoir est indiquée :
- pour faciliter un changement prévisible de brancard (passage d’un brancard au lit ou changement de brancard) ; L’alèse portoir est alors placée sur le brancard avant de déposer la victime par une méthode classique.
- pour transférer un malade ou un blessé sans atteintes graves sur un brancard ou sur un lit ;
- pour transporter une victime sans atteinte grave dans des endroits exigus non accessibles à un autre moyen de relevage ou de brancardage.
Justification
Cette technique facilite l’installation d’une victime sur un brancard ou sur un lit en limitant les contraintes musculo-squelettiques des secouristes.
Matériel
Une alèse portoir.
Réalisation
Cette technique consiste en un roulement au sol de la victime.
Sa mise en œuvre nécessite trois intervenants au minimum :
- un secouriste, placé à la tête de la victime (secouriste 1) ; C’est ce secouriste qui guide et commande l’ensemble de la manœuvre.
- deux secouristes, placés du côté du retournement, à quelques centimètres (secouristes 2 et 3).
Initialement :
- amener les bras de la victime le long de son corps, paume des mains sur les cuisses.
Puis :
- le secouriste 1 doit :
- maintenir la tête de la victime par une prise latéro-latérale.
- les secouristes 2 et 3 doivent :
- placer l’alèse portoir de toile enroulée ou repliée sur elle-même le long de la victime ;
- s’assurer que l’alèse est bien centrée sur la victime ;
- se placer du côté du retournement, à quelques centimètres de la victime, respectivement au niveau du tronc et des membres inférieurs de la victime ;
- saisir la victime du côté opposé au retournement au niveau de l’épaule, du bassin et des membres inférieurs qui doivent rester alignés. La main opposée de la victime peut être bloquée contre le haut de sa cuisse par la main d’un des deux secouristes.
Secouriste 1 : « Êtes-vous prêts ? »
Secouristes 2 et 3 : « Prêts ! »
Secouriste1 : « Attention pour tourner… Tournez ! »
- les secouristes 2 et 3 doivent :
- tourner la victime sur le côté ;
- La rotation se fait lentement et d’un bloc.
- le secouriste 1 doit :
- accompagner le mouvement pour garder la tête du blessé dans l’axe du tronc.
- les secouristes 2 et 3 doivent :
- interrompre la rotation dès que la victime est suffisamment tournée pour pouvoir glisser l’alèse portoir sous son dos.
Secouriste 1 : « Glissez le portoir ! »
- les secouristes 2 et 3 doivent :
- glisser l’alèse portoir le plus loin possible sous son dos ;
- s’assurer que l’alèse est bien centrée sur la hauteur de la victime.
Secouriste 1 : « Êtes-vous prêts ? »
Secouristes 2 et 3 : « Prêts ! »
Secouriste 1 : « Attention pour tourner… Tournez ! »
- les secouristes 2 et 3 doivent :
- tourner la victime sur le côté ;
- dérouler ou déplier l’alèse portoir ;
- reposer la victime sur l’alèse.
Risques & Contraintes
Correctement réalisée, cette technique ne présente pas de danger particulier au moment de sa mise en œuvre.
L’alèse portoir ne doit pas être utilisée pour relever une victime qui présente une atteinte traumatique grave (traumatisme du rachis, traumatisme non immobilisé des membres).
Évaluation
La rotation de la victime par les secouristes doit être synchronisée, douce et sans à-coup.
À l’issue de la manœuvre, la victime doit être correctement installée sur le portoir et centrée sur ce dernier.
Définition d’une situation à nombreuses victimes (NoVi)
La situation à nombreuses victimes se définit comme une situation accidentelle d’ampleur ayant fait de nombreuses victimes ou ayant un potentiel évolutif pouvant entraîner de nombreuses victimes.
Une telle situation est un événement particulier qui nécessite une méthode de travail différente des autres interventions.
L’accident catastrophique à effet limité est une situation à nombreuses victimes qui se caractérise par :
- un accident ou une situation unique entraînant un afflux brutal mais relativement limité de victimes (entre 10 et 100), plus ou moins gravement atteintes au plan physique ou psychique, auquel les secours ne peuvent pas immédiatement faire face du fait d’une inadéquation temporaire entre les besoins et les moyens rapidement disponibles ou l’inhibition de ces moyens par l’accident ;
- une situation évolutive, tel un incendie par exemple, susceptible d’entraîner un nombre potentiellement élevé de victimes (moins de la centaine) et qui nécessite rapidement l’envoi de moyens en nombre.
Causes d’une situation à nombreuses victimes (NoVi)
Les situations à multiples victimes trouvent leurs origines dans différents types de sinistres :
- accidents de trafic : routier, ferroviaire, aérien, maritime ou fluvial ;
- incendies : feux d’habitations collectives, d’établissements de soins (hôpitaux, maisons de retraite…), d’établissements recevant du public (salles de spectacles…), de tunnel, etc. ;
- effondrements de structures (explosion, glissement de terrain, avalanche, vétusté) ;
- accidents sociaux : manifestations avec de grands mouvements de foules (émeutes, paniques…), agressions collectives… ;
- actes de terrorisme : explosions, armes chimiques… ;
- catastrophes naturelles limitées : avalanches, glissements de terrain, tremblements de terre, inondations, raz-de-marée, tornades… ;
- catastrophes technologiques : fuites de produits, explosion d’installations de matières dangereuses, rupture de barrage… ;
- accidents infectieux : intoxications collectives, épidémies, bioterrorisme…
Les caractéristiques d’une situation à nombreuses victimes (NoVi)
Les principales conséquences caractérisant un accident entraînant de nombreuses victimes peuvent (NoVi) être :
- la présence de nombreuses victimes réelles ou potentielles ;
- des dégâts matériels importants ;
- une inadéquation, initiale et temporaire, entre les moyens immédiatement disponibles et les besoins.
Présence de nombreuses victimes
Les blessés sont suffisamment nombreux pour que la situation soit inhabituelle. Leur nombre est souvent difficilement appréciable au début car les blessés valides ont toujours tendance à fuir les lieux avant l’arrivée des secours.
Les lésions rencontrées chez les victimes sont uniques ou multiples, visibles ou non, et leurs conséquences peuvent être immédiates ou retardées. Des lésions internes, dues à une explosion, une compression prolongée d’un membre ou à une exposition à des toxiques (chimiques, radiologiques, fumées d’incendie…) peuvent entraîner des détresses vitales après un temps de latence.
L’accès aux victimes est un élément important de ce type d’intervention. Certaines peuvent être accessibles immédiatement, car retrouvées en surface ou, au contraire, difficilement repérables, car recouvertes (poussières…). D’autres, emprisonnées sous d’importantes structures ou enfouies en profondeur, sous les gravats, nécessiteront la mise en œuvre de moyens spécialisés de dégagement. Le piétinement des structures et le bruit sont autant d’éléments qui peuvent rendre plus difficile leur localisation.
Les blessés ne sont pas les seules victimes à prendre en charge. Un grand nombre de personnes, non blessées, sont tout de même considérées comme victimes de la catastrophe car elles auront un proche perdu de vue, tué ou blessé, ou bien parce qu’elles auront assisté à des scènes difficilement supportables, perdu un bien matériel important (habitation détruite…). Victimes d’un traumatisme psychique, ces personnes présentent des manifestations caractéristiques que les secours reconnaîtront et dont la prise en charge est nécessaire.
Leur regroupement au sein d’une zone dédiée aux impliqués est primordial pour assurer leur prise en charge. Au côté du personnel spécialisé des cellules d’urgence médico-psychologique (CUMP), le secouriste peut apporter une aide et une écoute réconfortante à ces victimes et faciliter ainsi l’expression des émotions ressenties.
Un certain nombre de victimes seront aussi découvertes en arrêt cardiaque ou mortes. Les corps peuvent être intacts ou fortement mutilés.
Dégâts matériels importants
Les dégâts engendrés par un accident de ce type sont souvent importants et étendus. Ils dépendent de la cause du sinistre.
Ils touchent habituellement les véhicules, les habitations, les constructions ou bâtiments à usage administratif ou privé et, parfois, des établissements sanitaires ou industriels.
Ces dégâts peuvent engendrer des risques persistants, notamment pour les intervenants (feux, fumées, fuite de produits toxiques, éboulements…), et rendre l’accès, au site de la catastrophe comme aux victimes, difficile et laborieux.
L’importance de ces dégâts aura un impact direct sur le sauvetage des victimes, leur dégagement et la nature des gestes de secours à réaliser.
Inadéquation des moyens
Afin de limiter au maximum les effets du sinistre, il faut adopter une méthode spécifique de prise en charge des victimes, d’une part, et organiser les secours en se fondant sur une organisation qui intègre et coordonne les maillons de la chaîne des secours. Cette organisation s’appuie sur la planification ORSEC.
Principe de l’action de secours face à une situation à nombreuses victimes (NoVi)
L’action de secours doit permettre :
- de procéder à une reconnaissance rapide du site ;
- d’assurer la sécurité ;
- de transmettre sans délai les informations recueillies et de demander des moyens de renforcement ;
- de procéder au repérage des nombreuses victimes ;
- de réaliser les gestes de secours les plus urgents.
Le Réseau radio du Futur (RRF) est la réponse de l’Etat pour moderniser les moyens de communication des acteurs de la sécurité et du secours. Aujourd’hui, les policiers, les gendarmes, les sapeurs-pompiers, les médecins du SAMU utilisent des équipements radio conçus au début des années 1990, propres à chaque force, et qui ne permettent pas la transmission d’importantes quantités de données ou d’images en temps réel depuis le terrain.
Selon le ministère de l’Intérieur, avec le RRF, la France va se doter d’un réseau de communication très haut débit (4G puis 5G) commun à l’ensemble des acteurs de la sécurité et du secours, leur permettant de communiquer instantanément les uns avec les autres en bénéficiant de nouvelles fonctionnalités : appels vidéo, partage de position en direct, envoi d’électrocardiogrammes etc.
Le RRF sera hautement résilient
Le RRF prend en compte l’ensemble des utilisateurs participant au continuum de sécurité et de secours et permet de raccorder les agents sur le terrain aux salles de commandement. Il bénéficie d’une adhésion forte des acteurs auxquels il s’adresse, qu’il s’agisse des services de l’Etat ou de services relevant des collectivités locales.
[jnews_block_28 first_title= »À lire aussi » number_post= »1″ include_post= »2026″]
Pour en savoir davantage sur le réseau radio du futur, grand projet de modernisation porté par @Interieur_Gouv pour mieux protéger nos concitoyens, notamment lors des crises, je vous invite à regarder la vidéo ci-dessous
https://t.co/Mdk2JSEtKe pic.twitter.com/SB6iavEO4T
— Gérald DARMANIN (@GDarmanin) October 13, 2022
De par son infrastructure très robuste, le RRF apportera à ses utilisateurs un réseau hautement résilient, garantissant la continuité et la sécurité des communications sur l’ensemble du territoire.
Par-delà ses enjeux opérationnels de protection de la population, le RRF est un véritable projet industriel qui fait de la France un acteur central dans le domaine stratégique des radiocommunications critiques à l’échelle mondiale.
Des tests en 2023, avant une mise en service dès 2024
Avec un investissement de plus de 700 millions d’euros du ministère de l’Intérieur, il constitue une opportunité unique de consolider la filière industrielle française et d’en tirer les bénéfices en termes d’emplois – ainsi qu’à l’export – avec la structuration d’une offre crédible face aux autres acteurs mondiaux.
Avec la notification du marché de réalisation du RRF aux industriels retenus, le ministère de l’intérieur a débuté la construction du futur réseau dès récemment. La construction puis les tests d’une première version du RRF s’étendront sur une période de 19 mois, permettant de sécuriser la robustesse technique de la solution et son appropriation par les futurs utilisateurs.
A partir de 2024, le RRF deviendra l’épine dorsale des communications opérationnelles des services de sécurité, de secours et des acteurs de la gestion de crise.
La requête d’un pompier de Lyon suspendu de ses fonctions après avoir refusé de se faire vacciner contre le Covid-19, a été rejetée jeudi par La Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH). La raison ? Le fonctionnaire de 32 ans n’a pas épuisé les voies de recours devant les juridictions françaises. A l’unanimité, les magistrats européens ont estimé que sa demande était « irrecevable » et que le requérant aurait pu saisir le tribunal administratif avant de les solliciter. Leur décision est définitive.
Pierrick Thevenon avait été suspendu de ses fonctions de sapeur-pompier par le service départemental d’incendie et de secours du Rhône le 15 septembre 2021 pour n’avoir pas respecté l’obligation de vaccination imposée à certains professionnels, ni présenté un certificat médical de contre-indication, exigences inscrites dans la loi du 5 août 2021.
« Je suis fier d’avoir refusé cette injection »
A l’annonce de cette décision, l’ancien pompier a immédiatement réagi sur les réseaux sociaux.
Ma carrière de pompier est flinguée de toute façon, peu importe, il ne s’agit pas que de moi, nous avons tellement à faire. Pour les enfants, pour les victimes des vaccins, …
OUI je suis fier d’avoir refusé cette injection et d’avoir été suspendu pour poser clairement un NON.
— Pierrick THEVENON (@THEVENONPierri1) October 6, 2022
« Ma carrière de pompier est flinguée de toute façon, peu importe, il ne s’agit pas que de moi, nous avons tellement à faire. Pour les enfants, pour les victimes des vaccins… » Et de conclure : « Oui, je suis fier d’avoir refusé cette injection et d’avoir été suspendu pour poser clairement un NON. »
Un sapeur-pompier du Sdis du Var a été blessé, sans gravité, dans l’incendie survenu dans un entrepôt, dans la nuit de jeudi à vendredi, à La Seyne-sur-Mer, rapportent nos confrères de Var-Matin.
Le feu, qui s’est déclaré dans une carrosserie située avenue Robert Brun, s’est ensuite propagé à un entrepôt attenant spécialisé dans la maintenance hydraulique et contenant des matières inflammables, malgré l’intervention d’une trentaine de sapeurs-pompiers.
Ces derniers sont toutefois parvenus à préserver les établissements alentour, font-ils savoir ce vendredi en début de matinée.
Un incendie s’est déclaré ce lundi 25 juillet à Saint-Jean-de-Luz dans les Pyrénées-Atlantiques. Les sapeurs-pompiers mobilisés sur place, ont été menacés par un homme armé.
Par mesure d’urgence, les soldats du feu ont évacué plusieurs personnes, mais ont été menacés par un homme récalcitrant et armé. Il était retranché dans son appartement, avec un fusil, relate franceinfo.
Le Raid a été sollicité, mais l’immeuble s’est effondré. Le forcené est décédé dans les décombres. Pour l’instant, la piste privilégiée est celle d’un incendie criminel.
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Les faits se sont déroules dans la nuit de samedi à ce dimanche à Perpignan, dans les Pyrénées-Orientales. Un homme âgé de 30 ans aurait immolé ses parents le feu avant de prendre la fuite.
Selon nos informations, confirmées par une source de la presse locale, l’individu est activement recherché par la police. Ses parents sont grièvement blessés, puisque leur corps est brûlé à 80%.
Les deux victimes ont été prises en charge par les sapeurs-pompiers du Sdis 66, avant d’être évacuées au centre hospitalier de Perpignan en urgence absolue. Les flammes ne se sont pas propagées. Une enquête a été ouverte.





