Pompiers volontaires en France : des effectifs stables, mais insuffisants
Les effectifs ne baissent plus depuis plusieurs années. Ils ont même progressé de 1 % en 2025. Mais cette hausse reste limitée face aux besoins des services de secours.
En 2022, l’objectif fixé visait 250 000 sapeurs-pompiers volontaires en 2027. Aujourd’hui, les autorités constatent un écart important avec cette cible. Julien Marion reconnaît que les services maintiennent les effectifs, sans réussir à les augmenter assez vite.
Pompiers volontaires en France : une activité toujours plus forte
La pression opérationnelle augmente. Les secours à personne représentent plus de 80 % des interventions. Cette charge pèse surtout en journée et en semaine, lorsque les volontaires travaillent ou s’occupent de leur famille.
En 2025, les pompiers ont réalisé 4,89 millions d’opérations de secours, soit 3 % de plus qu’en 2024. Ils ont aussi reçu près de 20 millions d’appels, en hausse de 15 % sur un an, notamment à cause des feux de forêt.
Sapeurs-Pompiers volontaires: le défi de la fidélisation
La vocation reste forte dans les territoires. La mission attire toujours par son utilité et son engagement au service des autres. Mais les volontaires quittent parfois l’activité pour des raisons concrètes.
Un déménagement, une maternité, la vie familiale ou des contraintes administratives peuvent interrompre l’engagement. Les femmes représentent environ un quart des pompiers volontaires, ce qui place aussi la question de la conciliation entre engagement, travail et vie personnelle au centre du débat.
Un plan pour lever les freins ?
Le gouvernement prépare un plan de 34 mesures pour soutenir le volontariat. Il veut faciliter l’engagement et mieux articuler l’activité de pompier volontaire avec l’emploi.
L’un des axes prévoit des échanges réguliers avec les employeurs. Le plan veut aussi cibler les secteurs qui comptent déjà beaucoup de sapeurs-pompiers volontaires, afin de renforcer les partenariats.
Pompiers volontaires : les employeurs au cœur du dispositif
Le plan prévoit aussi le cofinancement de formations utiles au travail et à l’activité de secours. Ces formations peuvent concerner les risques incendie, les gestes d’urgence ou la prise en charge d’une victime.
L’État veut également mieux valoriser les compétences des pompiers volontaires en entreprise. Travail en équipe, gestion du stress et réaction face aux urgences font partie des atouts mis en avant. L’objectif reste clair : garder plus longtemps les volontaires et renforcer le secours en France.