le Groupement Européen d’Intérêt Économique du Tunnel du Mont-Blanc (GEIE-TMB) a présenté ce jeudi 5 mars Artémis, une nouvelle génération de camions dédiés à la lutte contre les incendies dans le tunnel.
Ce modèle doit progressivement remplacer les véhicules Proteus, en service depuis 2013. Le premier camion a été livré à la mi-février. Deux autres doivent arriver à l’automne. L’objectif : disposer d’une flotte entièrement renouvelée et opérationnelle d’ici la fin de l’année 2026.
Tunnel du Mont-Blanc : Artémis, un véhicule conçu pour intervenir rapidement
Ces nouveaux camions ont été conçus spécialement pour intervenir dans le tunnel du Mont-Blanc. Leur mission principale : appliquer la doctrine d’intervention en cas d’incendie dans un tunnel, qui consiste à attaquer rapidement et massivement tout départ de feu.
Artémis embarque un système de génération de mousse appelé CAFS (Compressed Air Foam System). Cette technologie produit une mousse très efficace en utilisant peu d’émulseur. Elle permet notamment de faire face aux nouveaux risques liés aux véhicules et énergies modernes.
Tunnel du Mont-Blanc : Artémis un camion qui intègre des technologies de pointe
Le camion intègre plusieurs équipements de dernière génération pour faciliter l’intervention dans un environnement difficile, souvent rempli de fumée.
Artémis peut embarquer :
- 12 000 litres d’eau
- 850 litres de mouillant moussant
- 450 litres d’émulseur
Le camion de lutte contre les incendies du Tunnel du Mont-Blanc dispose aussi de deux lances-canons capables d’atteindre une portée supérieure à 65 mètres. Il est également équipé d’un système d’auto-protection qui crée un brouillard d’eau autour du camion pour protéger l’équipage. Une caméra thermique de dernière génération complète le dispositif.
Tunnel du Mont-Blanc : un dispositif renforcé après la tragédie de 1999
Le tunnel du Mont-Blanc reste marqué par l’incendie dramatique du 24 mars 1999. Ce jour-là, un camion prend feu au milieu de l’ouvrage reliant la France à l’Italie.
L’incendie dure plus de 50 heures et provoque la mort de 39 personnes. Cette catastrophe a profondément changé les normes de sécurité et les moyens d’intervention dans les tunnels.
Avec l’arrivée d’Artémis, les gestionnaires du tunnel veulent disposer de moyens encore plus rapides et puissants pour intervenir face à un incendie et éviter qu’un tel drame ne se reproduise.